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La tendresse maternelle dans le Lancelot du Lac

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La premiere version du premier chapitre de mon memoire de maitrise sur lequel je travaille maintenant. Le tout concernera la tendresse (en general, dont la tendresse entre ami(e)s et entre amants) dans le Lancelot du Lac, un roman medieval en prose
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  Magdalena Migoń „La tendresse dans le  Lancelot du Lac ”Chapitre I : La tendresse maternelle. L'amour peut revêtir plusieurs formes. La plus « tranquille » et « pacifique », disons, est l'amour maternel. Cette forme d'amour a été reconnu dès l'Antiquité (depuis Platon comme «  storge  » ! l'amour dans la famille ou l'amour parental 1 . C. ". Le#is l'a clasifié comme « attac$ement » 2 . L'$istoire de Lancelot commence par une tra%édie familiale. &r, Lancelot est un fils roal qui sous les eu de sa mère, comme petit )é)é, est emporté par une fée dans une contrée ma%ique. *ne fée puissante l'attrape et plon%e avec lui dans les profondeurs d'un lac ma%ique qui cac$e un domaine féérique. Cette fée « lo tenoit tot nu en son %iron et l'estraint et serre mout doucement antre ses memeles, et li )aise les iau+ et la )oic$e menuement » (t. , p. - 3 . Le caractère décidé et epansif de la fée, sa domination sur la reine et l'ardeur de son amour pour le petit Lancelot, témoi%nent de son désir profond d'avoir des enfants dont elle était privée / cause de son passé tumultueu et imprimée des incidents ma%iques. 0e plus,un enfant de $aute no)lesse, c'était un accomplissement des rêves am)itieude la fée. "on amour et sa tendresse étaient d'après moi une forte manifestation des )esoins féminins de transmettre la vie, prendre soin des 1 C. Lind)er%,  Historia miłości w zachodnim chrześcijaństwie , trad. 1. 23ffner, 4d.4A1, 5ra67# 89:8, p. ::;:8. 2 C. ". Le#is, Cztery miłości , trad. 1edia <od+ina "p. +. o. o., 1edia <od+ina, Po+na=89:9, p. >>;-8. 3 ?outes les citations d@après !  Lancelot du Lac. Roman franҫais du X  e  si!cle , tete présenté, traduit et annoté par ranBois 1osès, d@après l@édition d@lpet$ 5enned, Paris,Le Livre du Poc$e, « Lettres %ot$iques », :DD:. 1   petits (entre autres d'allaiter ce que nous pouvons supposer en eaminant l'attitude de la fée, élever des Eeunes %ens, o)server leur vie, leurs Eoies et c$a%rins, soutenir en cas de )esoin, admonester, aider / c$oisir leur c$emin,  )ref ! toutes les préoccupations de la mère. Pour la vraie mère du prince, quivenait aussi de perdre son mari, cela é%alait / la mort de son enfant unique et c$éri, et son désespoir l'a menée / la vie pleine de douleur au couvent, ou elle passait ses Eours / pleurer, prier, veiller et Eeuner. C'est ainsi que l'auteur du premier tome du roman décrit la douleur de « la reine des Frandes 0ouleurs » ! « Guant la reine vit son fil dedan+ lo lac, si se pasme H et qant ele est venue de  pasmoisons, si ne voit ne l'anfant ne la damoisele. t lors commance a faire un duelsi %rant que nus %raindres ne poIst estre, et fust saillie dedan+ lo lac seli valle+ ne l'aJst retenue » (t. , p. -. "a vie morose au couvent apparaKt sous un si%ne d'un deuil o)sessionnel ! « ?o+ les Eor+ qui aEornoient avoit la dame une costume que si tost com ele avoit oIe la messe que l'an c$antoit por le roi, si venoit sor lo lac, et illuec endroit o ele avoit son fil perdu, si lisoit son sautier te $ore estoit, et ce disoit qu'ele savoit de  )ien et ploroit mout durement » (t. , p. 9. *n sort pareil, même identique concerne la soeur de la mère de Lancelot. Guant / elle, elle perd ses deu fils, enlevés par des c$evaliers ennemis. « "i la reine remest dolante, il ne fait pas a demander, car l'on ne porroit %rei%nor duel deviser que ele ensi %rant ne feIst, et c$eoit pasmee si sovant que tuit cil qui laveoient cuidoient que ele moreJst eneslopas » (t. , p.>. Les « pMmoisons », c'est;/;dire en lan%ue moderne ! les évanouissements, sont en ordre quotidien, surtout pour les femmes, mais aussi, ce dont Ee m'occuperai plus tard, pour les $ommes. Plus de souffrance éprouve une femme, plus de temps elle passe évanouie et / plus de reprises. La reine 2  vaine, mère de Lionel et de No$ort, était près d'a)andonner la vie / cause de la perte de ses deu fils. Convaincue qu'ils sont morts, elle arrive au même couvent oO se trouve déE/ sa soeur et les deu ensem)le s'adonnent audésespoir sans )ords ! « Li contes dit que tant furent les deus reines serors en <oial 1ostier que mout furent )risiees del veillier et del %eJner et del  panser et del plorer et nuit et Eor » (t. , p. -8. La mort de leurs maris, les rois frères, sem)le être moins importante que celle de leur descendance. lles vont ainsi s'épuiser Eusqu'/ la nouvelle $eureuse des retrouvailles entreles c$evaliers du roi Art$ur et les trois princes, mais cela prendra du temps  pour s'effectuer. nfin, la reine vaine, mère de Lionel et de No$ort, reQoit une vision pendant un rêve, oO elle aperQoit trois )eau princes, accompa%nés des c$evaliers qu'elle a reconnus. lle se réveille avec douleur, n'aant pas reconnu ses enfants, mais d'un coup, elle remarque troisnoms écrits dans sa main ! « Lionel, No$ort et Lancelot ». "a Eoie est telle, qu'elle meurt, après s'être confesser ! « 1aintenant se fist a son escient mout )ien confesser. t ne demora puis %aires que l'ame s'am parti del cors » (t. , p. -. &n peut en déduire que 0ieu même %arde dans sa protection la mère, souffrant de la plus %rande douleur ressentie Eamais par une mère et lui envoie des visions et des si%nes qui doivent apaiser sa douleur. Le )on$eur ai%u qui s'est ensuivi après un lon% période de détresse de la reine était mortifère dans sa force. C'est une )elle scène oO l'amour maternel devient %lorifié et placé au niveau de la sainteté. 1ême si au 1oen R%e les mères devaient s'attendre / la mort de leurs enfants, un vrai amour maternel eistait, comme il eistait depuis touEours. 0e plus, les familles de $aute no)lesse étaient re%ardées touEours comme eemplaires, surtout dans la littérature, et les petits princes et princesses étaient entourées de tous les  )iens possi)les,  compris le soin pour toute leur vie future et pour leur estime dans le monde entier. La tendresse maternelle avait le plein droit de se manifester. 3  Lancelot donc %randit sous l'oeil tendre et attentif de sa tutrice qui l'aime comme s'il était son propre fils ! « Lors saut la dame sus, si lo prant par la main et l'an mainne arriere, si li commance a )aissier les iau+ et la )oc$e mout doucement, que nus nel veIst qui ne cuidast qu'il fust ses anfes » (t. , p. :S. La 0ame du Lac l'élève avec )eaucoup de soin, s'attac$e / lui et éprouve envers lui des sentiments / la limite d'être amoureu ! « Par cels paroles qui si sont de %rant san et de $aut cuer en)le si Lancelo+ lo cuer sa dame que plus l'aimme que ele ne siaut, ne ne s'an puet consirrer, ain+ croist l'amors que ele met an lui et anforce de Eor an Eor »(t. , p. 89. La fée possède la capacité de remarquer les traits distinctifs de la $aute provenance. *n topos médiéval dit que la no)lesse du san% se transmet sur les qualités morales, p$siques et d'esprit. Lancelot, comme filsd'un no)le roi, se distin%ue dès sa petite enfance par les no)les pensées formulées avec éloquence et force d'un coeur %rand et $ardi. Cela plaKt au femmes, surtout au dames du $aut ran%, et la fée tom)e de plus en plus amoureuse de son pupille. Lui, il la traite aussi avec tendresse, respect, reconnaissance et volonté de lui procurer de l'$onneur ! « T2a U dame, dites moi que vos ave+, et se nus vos a correciee, nel mecele+ mie, car %e ne cuideroie pas que nus vos osast correcier a mon vivant@ » (t. , p. D>. Comme il a une no)le provenance, son coeur lui indique le c$emin c$evaleresque et aant atteint la maturité, il s'éloi%ne du foer de la 0ame  pour son adou)ement / la cour du roi Art$ur. La 0ame du Lac doit  consentir, mais elle verse de c$audes larmes en voant son amour partir ! « Gant ele l'ot, si se rescrieve a plorer et est tele conree c'un seul mot ne li puet direde la )oc$e, car li san%lot li antreronpent sa parole trop durement. 1ais a c$ief de  piece li dit itant, si qu'il l'antant mout )ien ! T 2a U fil+ de roi, fuie+ de ci, o li cuers me partira dedan+ lo ventre@ »(t. , p. D>. 4   Cette douleur mêlée / la Ealousie de perdre le droit d'ordonner la vie de son enfant adoptif qui, / vrai dire, n'est pas complètement conscient d'oO lui viennent les désirs si maEestueu et ma%nanimes, nous est décrite avec une  )onne connaissance des sentiments des mères qui se séparent de leurs enfants mVris. La 0ame du Lac ressent cette séparation avec une encore  plus %rande violence qu'une mère raisonna)le et prévoante. 0ans ses émotions, elle montre une am)ition, mais surtout un attac$ement très tendre et douloureu. *n temps passé, Lancelot apprend sa vraie ori%ine. l ne cesse pas d'aimer sa maKtresse féérique, cependant aussitWt il réor%anise sa vision du monde. l assume avec toute conscience la responsa)ilité du fils roal et de  plus, du fils unique d'un roi tra$i et lésé. Les liens familiau entre lui et ses cousins dont le sort les a amenées dans la même contrée de la 0ame du Lac,se manifestaient déE/ fortement, sans qu'ils se rendent compte d'oO venait cette proimité des coeurs et des esprits ! « 1out ama Lancelo+ la compai%nie des deus anfan+ (..., plus l'i traoit li cuers q'a nul des autres. "i en avoit il asse+ laian+ et de mout )ia, mais ne pot onques puis estre si acointes ne si prive+ de nul comme des deus anfan+ »(t. , p. 8:. Ainsi, nous voons que dans la famille, les sentiments c$aleureu se maintiennent même si les mem)res de cette famille ne connaissent pas leur  parenté cac$ée. Les liens du san% apparaissent comme très forts.Les cousins de Lancelot reQoivent pareillement de l'amour maternel de la part de leurs tutrices. 0e même aussi, cet amour est teint d'une nuance de l'attac$ement corporel ! « Gant la damoisele l'ot, si en a si %rant pitié que les lermes l'an sont del cuer as iau+ venues. t ele l'a pris entre ses )ra+, si commence a plorer mout tenrement, et lui prista )aisier et es iau+ et an la )oc$e »(t. , p. 98;9>. *ne demoiselle qui surveille Lionel est prête / se sacrifier pour le sauver ! 5
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